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La tête dans les étoiles : Loiseau Rive Droite

06/01/2016

 

A Paris il y a la Seine, Montmartre, la Tour Eiffel et le Louvre ; il y a aussi de beaux jardins, de magnifiques places et mille restaurants. Et parmi ces mille restaurants, il y en a un qui brille un peu plus que les autres, celui-là, c’est le Bernard Loiseau Rive Droite et je m’y suis rendu (accompagné, évidemment, ce n’est pas très drôle d’aller seul au restaurant).

 

C’était un soir du mois de décembre.

Sur la devanture, une statuette couleur or nous accueille – elle représente « Tante Louise » en hommage à la cuisinière qui fonda ce restaurant en 1929, réputée pour ses plats mijotés qui faisaient fureur auprès du Tout-Paris de l’époque.

La porte s’ouvre et un grand homme digne, dans un costard gris nous glisse un élégant « Madame, monsieur, bonsoir ». On entre.

Un autre homme, un peu moins grand, mais tout aussi digne, s’avance vers nous et nous débarrasse de nos manteaux en nous indiquant notre table, à l’angle, près de la vitre.

 

A l’intérieur

 

c0b9a6c16686fb12e1de22549b79465eA l’intérieur, c’est art déco : fer forgé, vitraux Lardeur, dessins de Buffet, lumière tamisée et sièges rembourrés, le temps semble s’être figé ici et les années 30 règnent sans partage.

A peine assis, le même homme qui nous avait accueillis, pose sur notre table une assiette de petits feuilletés au fromage, ils sont fondants comme l’amour, et on s’empresse de les déguster.

Il y a peu de monde, les sièges sont moelleux comme des nuages et malgré l’atmosphère précieuse, on se sent à l’aise.

On nous demande si on souhaite un apéritif et nous acquiesçons sans attendre.

« Velouté de maïs à l’échalote et ciboulette, accompagné de céleris en chips! » C’est offert par la maison.

Une véritable douceur ! Et nos papilles enchantées en redemandent ! On ouvre la carte et on découvre les délices proposés par la Maison.

Les Entrées

 

« Noix de Saint-Jacques et sa crème d’avocat, terrine de Foie Gras au Cassis, Filet de volaille cuit au barbecue, Homard mi- cuit en tartare… »

Je n’hésite pas une seconde et je porte mon dévolu sur le Filet de Volaille cuit au barbecue, accompagné d’espuma au moka et de truffes noires du Périgord. Ma compagne elle, d’humeur plus marine, choisi le Homard en tartare et sa gelée, servi avec une mousse de citron.

Les assiettes arrivent et nos yeux sont déjà ravis.

 

IMG_4320         IMG_4321

 

La viande fumée, la truffe pleine de saveurs…Ma bouche est conquise, le goût est pur, les associations sont simples et c’est là le talent de la Maison.

Et parce que ce n’est pas tous les jours qu’on mange aussi bien, j’ose aventurer ma fourchette dans l’assiette de Homard et je suis tout aussi conquis : une vague fraîche, citronnée, je passe de la terre à la mer en l’espace d’une bouchée.

On nous propose un panier riche de pains différents : seigle, campagne, son et foin et je choisis la campagne et le foin. Encore un plaisir en plus, celui de savourer du pain avec du goût et du goût avec du bon pain.

Le plat

 

On nous propose ensuite de choisir un plat. Nos yeux parcourent la carte avec gourmandise : « Mille-feuille croustillant de sole et pomme de terre, Pigeonneau farci au foie gras de canard, pressé de côte et pied de porc à la truffe… »

Mais nos regards, s’arrêtent ensemble sur le « Faux-filet de bœuf de Galice et son éclair de bœuf confit au vin rouge, sauce au foin. »

Le vin

 

A l’écoute de notre choix, le sommelier accourt pour nous proposer la carte des vins (composée de plus d’une centaine de cuvées différentes) il nous conseille un Volnay premier cru les Brouillards, un vin rouge qui selon ses dires « accompagnera parfaitement cette viande noble ». Nous l’écoutons.

 

Une Merveille !

 

IMG_4322Très franchement, je n’ai jamais goûté une viande pareille, elle ne peut souffrir d’aucune comparaison, elle se suffit à elle-même et on se demande même si on ne nous a pas servi du foie gras.

La viande est présentée en deux morceau, cuits saignants, d’une tendreté sans pareille. Elle a maturé 28 jours, ce qui lui confère un goût exceptionnel. Enfin ça ne s’écrit pas… ça se goûte.

L’éclair de bœuf confit est réussi, craquant à l’extérieur, fondant dans ce qu’il contient, c’est un délice de plus dans nos bouche surprises.

Et le vin a lui aussi tenu sa promesse ; léger, il sait tenir en bouche et sublimer les saveurs.

 

Que dire ?

 

Le moment passé ici fut rare et précieux. Des petits feuilletés au fromage, en passant par le velouté au maïs, le pain maison, l’entrée fameuse, au plat d’exception ; mais aussi le service, discret, attentionné et impeccable et puis cet endroit digne, ancien, riche et exquis. Tout ici, reste dans les mémoires.

Il ne me reste plus qu’une chose à dire: réservez !  (oui, c’est un ordre)

http://www.restopolitan.com/restaurant/paris-8eme-454/loiseau-rive-droite-304382.html

 

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